Transformation digitale

La 4ème révolution industrielle

L’invention de la machine à vapeur et le développement du réseau ferroviaire ont permis la première révolution industrielle. L’électricité et le moteur à explosion la deuxième, l’informatique et la robotique la troisième et nous sommes maintenant dans la vague de la quatrième révolution industrielle : la révolution par le numérique. Cette révolution pourrait être décrite comme l’apparition et la consolidation d’un monde virtuel pilotant le monde physique.

Cette révolution a des répercussions dans toutes les facettes du monde qui nous entoure et non seulement dans le système productif. Pensez à toutes ces applications et appareils qui nous facilitent la vie, chamboulent nos habitudes et tout le système social, économique, politique et environnemental.

Quels sont les catalyseurs de cette révolution?

  • L’augmentation des capacités de captation, de transmission, de traitement et d’entreposage de la donnée et tout cela à des coûts de plus en plus faibles;

  • l’accessibilité accrue et le perfectionnement de technologies telles que l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle ou l’impression 3D ;

  • les nouvelles technologies telles que les plateformes Low Code qui permettent de développer différentes solutions informatiques de plus en plus efficacement;

  • la miniaturisation des appareils électroniques, embarqués  dans le quotidien;

  • une volonté politique d’investir dans ces avancées et de faciliter l’organisation d’un projet de société.

"La transformation digitale doit être au service de votre stratégie d’entreprise. Il s’agit bien de la mise en place d’une collection d’outils devant vous aider à vous rapprocher de votre vision à long terme."

Définir un plan et passer à l’action

L’emploi du terme “révolution” n’induit pas qu’il faille tout mettre à plat et recommencer à zéro. Les entreprises nées dans l’ère digitale ou “digital natives” ont certes la chance de pouvoir mettre en place d’entrée de jeu les bonnes pratiques du digital. Les entreprises pré-digitales peuvent toutefois espérer conserver ou accroître leur compétitivité si elles débutent à temps une transformation accompagnée n’aliénant pas la mission, la culture et l’ADN de l’organisation.

La transformation digitale doit être au service de votre stratégie d’entreprise. Il s’agit bien de la mise en place d’une collection d’outils et de modes de collaboration devant vous aider à vous rapprocher de votre vision à long terme. Une fois cette ligne directrice tracée, votre plan d’action déterminé, il ne faut plus tarder et attaquer votre premier chantier. Les autres ont déjà commencé et certains sont déjà bien avancés.

 

 

 

 

La transformation de votre entreprise doit suivre une ligne directrice mais rester flexible et adaptative. Si la robotisation d’un poste de travail ou l’utilisation de l’impression 3D ne sont pas en adéquation avec votre stratégie globale, inutile d’y mettre de l’énergie maintenant.  Si votre stratégie évolue, peut-être y reviendrez-vous le moment venu. Commencez par les actions qui demandent moins d’efforts et vous rendent plus efficace à court terme.

"Les gens qui sont au plus près du produit, les utilisateurs de plusieurs de ces nouveaux outils doivent être impliqués dès le début. Pour qu’ils soient moteurs du changement, ils doivent d’abord être formés et surtout écoutés."

L’humain au centre de la transformation

La transformation digitale implique des changements de paradigmes . La mise en place d’outils digitaux demande un savoir-faire mais n’est souvent pas si compliquée. Monter en compétence les équipes et gérer la réticence aux changements constituent le vrai défi pour l’entreprise. “Ça a toujours fonctionné ainsi, pourquoi je devrais commencer à entrer de l’information sur cette tablette ?”; “Ce n’est qu’une mode qui disparaîtra bientôt, inutile de s’y intéresser”; ”Même si je m’y intéresse, je ne comprendrai jamais rien à ces outils”, etc.

Plusieurs années d’expérience en excellence opérationnelle nous ont permis d’éprouver des méthodes pour mobiliser vos équipes autour d’une stratégie. Le personnel qui est au plus près du produit, les utilisateurs de ces nouveaux outils, doivent être impliqués dès le début. Pour qu’ils soient moteurs du changement, ils doivent être formés et surtout écoutés.

Il faudra également s’assurer que les comportements de gestion soient toujours adaptés et que les bonnes pratiques soient appliquées. À quoi bon mesurer les écarts en temps réel s’il n’en découle aucune action corrective puis préventive? Une voiture a beau indiquer sa vitesse, si vous n’adaptez pas votre façon de conduire, vous n’êtes pas à l’abri des accidents.

50 milliards

Le nombre d'appareils IIOT qui seront déployée d'ici 2020

600 zettabytes

La quantité de données qui sera générée par ces appareils sur un an

Un des portraits de la transformation

On entend parler de plateformes et d’ubérisation, de l’internet des objets et de systèmes cyberphysiques, de big data et d’intelligence artificielle, de blockchain, etc.  Il est bien entendu facile de se dire: “Ce ne sont que des buzzwords, des sujets à la mode qui vont s’épuiser. Comme le trou dans la couche d’ozone, le clonage ou les tamagotchis à une autre époque”. Mais quand on relie les points, on remarque que ces concepts sont étroitement liés pour créer la toile de fond de la société de demain.

Regardons de plus près l’interrelation de ces concepts dans l’industrie.

D’ici 2020, 50 milliards d’appareils IIOT (Industrial internet of things) seront déployés, produisant quelque 600 zettabytes (600000000000000GB) de données par année. Pour gérer et surtout analyser et découvrir la valeur cachée derrière autant d’informations hétérogènes, les technologies du big data  et de l’intelligence artificielle n’ont aujourd’hui pas d’égal. Le tout en temps réel, bien sûr.

Tout au long du cycle de vie d’un produit, de la conception à la production, puis de la livraison à l’utilisation, une pléthore de données sont collectées sur celui-ci. On peut alors envisager créer ce qu’on appelle le jumeau virtuel du produit en question. Le jumeau virtuel connaît tous les secrets du produit depuis la planche à dessin.

L’information sur le jumeau virtuel peut être emmagasinée de façon immuable et transparente dans un blockchain. Tous les défauts de fabrication, les transactions de vente, les contrats et garanties, les avis du consommateur, les bris et réparations subis sont maintenant à disposition et la fiabilité de l’information en est assurée.

Le produit usagé pourra un jour être revendu sur une plateforme en ligne dont l’algorithme déterminera sa valeur réelle.  Le produit a subi un choc lors du transport ou vous l’avez utilisé incorrectement ? L’acheteur potentiel aura accès à l’information et le prix sera déterminé en conséquence.

Ce scénario lié à l’industrie 4.0 présentant des technologies existantes n’est qu’un des nombreux cas de figure. On peut parler du “computer vision” et de  l’IA pour l’autodiagnostic en médecine, des véhicules autonomes pour le transport de marchandises, des systèmes cyber-physiques et de l’IA pour optimiser l’agriculture, de l’impact des cours en ligne (MOOC) sur l’enseignement traditionnel, du blockchain sur les systèmes bancaires et juridiques. Tous les secteurs d’activités sont touchés, chamboulés ou révolutionnés par cette vague de changements.

Tout cela n’est pas sans risque. Bien évidemment, il faut être vigilant et responsable avec ces outils puissants. Il faut absolument donner une place centrale à l’humain, la cybersécurité et au respect de la vie privée.

Pour résumer, cette transformation est inéluctable et il faut passer à l’action rapidement, toujours en concordance avec votre stratégie et en impliquant vos équipes.